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Nouveau cap énergétique ou renoncement : ce que nous dira vraiment la PPE3


Derrière cet acronyme technique, il y a bien plus qu’un document administratif : c’est un choix de société. La Programmation pluriannuelle de l’énergie fixe un calendrier, des volumes d’investissements et des trajectoires pour chaque énergie. Pour les industriels, les développeurs, les territoires ou les financeurs, la PPE est une boussole, pas une option. Sans cap clair, impossible de dimensionner des usines, de recruter, de sécuriser des financements ou de planifier des raccordements.

Or, à l’approche de la publication de la PPE3 annoncée « cette fin de semaine prochaine » par le Premier ministre, le flou persiste en particulier pour l’éolien terrestre. Le gouvernement affirme vouloir « donner la priorité à la remotorisation des parcs existants ». En d’autres termes, miser sur le repowering pour augmenter la puissance installée.

Or le repowering, même simplifié, ne permettrait en aucun cas d’atteindre les besoins identifiés, notamment les 32 GW d’éolien terrestre à installer d’ici 2030 selon le scénario R3 de RTE.

La vraie question est simple en réalité : qu’acceptons-nous d’abandonner si la PPE3 n’est pas rapidement claire, ambitieuse et exécutable ? Notre souveraineté énergétique ? notre base industrielle ? notre capacité à protéger les plus vulnérables face aux crises climatiques et aux chocs de prix ? Et avec quelles ressources fiscales ? Voulons-nous sacrifier les emplois d’une filière d’avenir alors que nos voisins accélèrent ?

Nous appelons les élus et le gouvernement à faire le choix d’une PPE à la hauteur du défi de ce siècle. La PPE3 doit fixer un cap stratégique assumé, lisible, compatible avec les besoins du pays et avec les engagements climatiques. Sans cela, le renouvelable français ne pourra ni durer, ni se développer, ni contribuer pleinement à la transition énergétique. Les ENR sont une partie de la solution, pas le problème.

Il est encore temps de corriger la trajectoire. Mais le temps presse.

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